Laurent De Villiers publie un témoignage-choc « Tais-toi et pardonne »

novembre 6, 2011 § Poster un commentaire

Le 17 décembre 2010, la cour d’appel de Versailles prononçait un non-lieu dans l’affaire De Villiers. Laurent De Villiers accusait son frère ainé de l’avoir violé à plusieurs reprises lorsqu’il était mineur. En attendant le résultat d’un pourvoi en cassation ayant peu de chances d’aboutir, le fils cadet de Philippe Villiers sort de son silence et livre son témoignage dans un ouvrage autobiographique, Tais-toi et pardonne, à paraître, le 9 novembre aux éditions Flammarion.

« On va jouer »
Dans cet ouvrage poignant, dont l’Express.fr publie les premiers extraits, Laurent De Villiers revient avec courage, sur son enfance brisée et témoigne de la difficulté de se faire entendre, dans un univers familial guidé par le catholicisme et où le sexe apparait comme un sujet tabou. « La maison est calme. Nous sommes samedi après-midi et tout le monde vaque à ses occupations. [Mon frère] pousse la porte du pied et entre, parle de mes GI Joe. Me demande de le suivre, on va jouer… Il a des choses à me raconter… Pour une fois qu’il est gentil, je le suis. Nous entrons dans sa chambre. Il est doux. Si différent. Me dit qu’il va m’expliquer plein de choses indispensables, très importantes. Comme le sexe. […] Il me dit que je suis son petit frère, qu’il m’aime. […] Il me dit que nous sommes pareils, que nous avons le même problème, que nous sommes pervers, obsédés par le péché de chair… Je ne comprends pas grand-chose. Je trouve juste qu’il est gentil, pour une fois. […] Il me dit que nous  » jouons « , mais qu’il ne faut pas en parler. »

« C’est votre problème.« 
Solitude, sentiment de culpabilité, déni familial par peur du scandale, le jeune homme de 27 ans raconte son parcours douloureux et les différentes épreuves qu’il a dû traverser avant de pouvoir trouver la force de s’en remettre à la justice :  « Et toi, papa, qui savais mais qui esquive. Combien de fois ai-je essayé de te parler et combien de fois as-tu détourné le regard ? (…) Tu coupes court en me lâchant, presque sur le ton de la confidence :  » J’ai réfléchi. Cette histoire ne me regarde pas. C’est votre problème.«  »
Alors qu’un procès a aujourd’hui peu de chances de voir le jour, Laurent De Villiers explique avoir choisi de quitter la France pour se reconstruire et laisser derrière lui ce passé familial traumatisant : « Dans quelques mois, je vais devenir citoyen américain. Je choisis le pays des rêves, de la renaissance et renonce à tout jamais à mon nom. La demande à l’immigration américaine pour le changer est en cours. Une seconde chance et un pays où je ne connais que l’amour. Aujourd’hui, je ne suis plus le fils de personne. »

OS

 

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SALE – Une femme de ménage détruit une partie d’une œuvre d’art d’une valeur de 800 000 euros

novembre 4, 2011 § Poster un commentaire

C’est une blague éculée, celle du préposé au ménage distrait, qui jette ou passe à la Javel un ready-made de Duchamp, une sculpture minimaliste, un cendrier de Damien Hirst, pour n’avoir pas su y reconnaître une œuvre.

Cette mésaventure est arrivée à une employée du musée Ostwall, à Dortmund, en Allemagne, qui a énergiquement « nettoyé » une partie d’une œuvre de Martin Kippenberger, un artiste allemand exigeant, peu connu du grand public jusqu’à sa mort, en 1997, mais célébré par la critique.

La sculpture, Quand cela commence à couler du plafond (en allemand : Wenn’s anfängt durch die Decke zu tropfen) est un assemblage de planchettes de bois, qui surplombe une bassine en caoutchouc. Dans la bassine, l’artiste avait projeté une couche de peinture censée représenter de l’eau de pluie séchée.

« Il pensait que c’était de l’art, écrit le quotidien anglais The Guardian, qui rapporte l’histoire, la femme de ménage y a vu un défi et a entrepris de rendre au baquet sa propreté originelle. »

Un porte-parole du musée a déclaré à la presse allemande que la femme de ménage avait « retiré la patine des quatre faces du baquet ». « Il est maintenant impossible de lui rendre son aspect original », a précisé le musée, ajoutant que l’œuvre lui avait été prêtée par un collectionneur privé et que ses assureurs l’évaluaient à 800 000 euros.

La femme de ménage était employée par une compagnie de sous-traitance. Le musée a dit ignorer si elle avait eu connaissance d’une règle imposant au personnel de se tenir toujours à plus de 20 cm de distance des œuvres.

Photo : AP Photo/dapd/Mike Siepmann

Art contemporain : comment se construisent les prix

novembre 4, 2011 § Poster un commentaire

La cote des artistes actuels est soumise à de nombreux facteurs qui n’ont pas toujours à voir avec les oeuvres elles-mêmes. Explications

On dit souvent que le coeur et les affaires ne marchent pas ensemble, mais s’il est un domaine où il faut écouter ses passions c’est bien celui de l’art. C’est la combinaison de cet engouement personnel pour telle ou telle oeuvre et de critères plus terre à terre qui peuvent permettre non seulement de limiter les risques financiers mais encore de ne pas regretter son achat.

La cote des artistes actuels est soumise à de nombreux facteurs qui n’ont pas toujours à voir avec les oeuvres elles-même. L’acquisition d’oeuvres contemporaines est d’autant moins aisée qu’elle n’obéit pas à des critères tangibles. Depuis que la notion d’art conceptuel a fait son apparition et que Marcel Duchamp au début du XX e siècle a créé des « ready made », des objets du commun transformés par celui qui regarde et par la seule volonté de l’artiste, en oeuvre d’art, tout peut ressembler à de l’art pertinent. Il n’est plus question de beau ou pas. De bien peint ou de mal peint.

Coté ou pas coté ?

Notre époque se caractérise par une offre extrêmement large et très diverse.

Peinture figurative ou abstraite, installations ou sculptures, photographies ou dessins et même vidéos sont des modes d’expressions courants et qui peuvent être cotés ou pas. Pour acheter une oeuvre qui conservera sa valeur, voire qui l’augmentera, il convient donc de suivre certaines règles. Les cotations des artistes actuels suivent deux tendances. Certains ne sont pas cotés aux enchères et dans ce cas les tarifs sont uniquement ceux pratiqués par les galeries. Cela n’implique cependant en rien que l’artiste ne soit pas pertinent ou qu’il manque de reconnaissance internationale. Ainsi, dans la jeune génération, l’un des artistes français les plus reconnus à l’international, Pierre Huyghe (né en 1962) – qui a reçu en 2002 le Hugo Boss Prize du Guggenheim -, est collectionné par un public international. Il est défendu à New York et Paris par la très sérieuse galerie Marian Goodman. Pourtant, aux enchères, seulement quinze de ses oeuvres ont été proposées, avec un prix maximal de 32.000 euros pour une photographie obtenu en 2006. Le travail de Huyghe n’est pas spéculatif, plutôt rare et pas vraiment commercial. Sur le long terme, il prendra sans aucun doute une valeur importante, mais les banques de données de l’art que sont Artnet et Artprice donnent une impression erronée de ses cotations.

Le rôle des enchères

En revanche, d’autres artistes ont vu leur réputation amplement soutenue par les enchères. C’est certainement le cas du très médiatique mais néanmoins contesté Damien Hirst (né en 1965) par exemple, dont pas moins de 2.364 oeuvres sont passées sous le marteau depuis 1992. Damien Hirst joue avec le scandale, les effets d’annonce et la médiatisation. Il produit beaucoup et beaucoup de choses répétitives. Il est soutenu par deux galeries très puissantes, Gagosian, multinationale de l’art, et White Cube, de Londres et Hong Kong. Lui-même possède des boutiques « Other criteria », dans lesquelles il vend des produits dérivés multiples et autres tee-shirts. Le record pour l’artiste, aux enchères, est de 12,7 millions d’euros pour une immense étagère remplie de pilules factices. Aujourd’hui, le public de ses « consommateurs » est donc très large et lui, comme ses marchands, n’ont aucun intérêt à ce que sa cote officielle, celle des enchères, se dévalue. Mais qu’en sera-t-il à moyen terme ? Certaines de ses oeuvres – assez communes -, passées la semaine dernière sous le marteau de Sotheby’s et Christie’s à Londres, se sont vendues dans une gamme moyenne de prix de 100.000 euros. Les prix d’adjudication ne donnent donc que des débuts d’indice sur la cote des artistes.

L’apport des collectionneurs influents

Malgré la crise économique certains jeunes artistes bénéficient d’un spectaculaire engouement du fait de l’achat de collectionneurs influents. C’est le cas de Jacob Kassay (né en 1984), représenté en France par la galerie Artconcept, dont une toile argentée peinte il y a seulement deux ans a été adjugée pour 137.100 dollars la semaine dernière chez Christie’s. Mais les montées les plus rapides sont aussi les plus dangereuses.

Editer par : JUDITH BENHAMOU-HUET

Le G20 est-il le nouveau gouvernement du monde ?

novembre 3, 2011 § Poster un commentaire

Excellent Podcast avec Jean-Michel Quatrepoint et Georges Corm

Regard sur les turpitudes de l’économie mondiale et les attentes du prochain sommet du G20 qui se tiendra début novembre à Cannes dans le sud de la France.

Rediffusion du 16 octobre 2011.

Invités :

Georges Corm, économiste et historien, professeur à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, auteur de nombreux ouvrages, dont le dernier a pour titre « Le Nouveau Gouvernement du Monde. Idélogies, structures et contrepouvoirs » Ed. La Découverte 2010.

Jean-Michel Quatrepoint, journaliste. Auteur de « Mourir pour le Yuan ? Comment éviter une guerre mondiale » François Bourin éditeur.

Excellent Podcast avec Jean-Michel Quatrepoint et Georges Corm sur France Culture

A écouter sur http://www.rfi.fr/emission/20111030-1-le-g20-est-il-le-nouveau-gouvernement-monde-rediffusion

 


Qui est ARTSBOOK ?

novembre 1, 2011 § 2 Commentaires

Nous sommes un regroupement d’experts en communication Web, d’artistes et créateurs bénévoles qui souhaitons créer un réseau dynamique de mise en relation de nos artistes / producteurs  / organisateurs / lieux du domaine de l’art et de l’expression en Belgique et dans le Nord de la France.

Aucune finalité commerciale en vue – nous créons l’évenement – nous redistribuons les bénéfices engandrés avec tout les acteurs participants à l’élaboration des différents projets.

Nous restons ouvert  à toutes demande de collaboration – que vous soyez du secteur de la communication ou organisateurs.

Notre rôle sera de vous diriger – conseiller en matière de gestion d’ image, de votre image sur le Web.

Nous auront un rôle d’organisateurs : Expos – Soirées – Spectacles ( 2012 est déjà bien rempli ) –

Vous aurez le temps de créer ….

Nous voulons donner à l’artiste la possibilité et le pouvoir de fixer le prix de son travail sur le marché de l’art et du spectacle.

Nous voulons fournir un moyen pour les artistes d’échanger leurs talents – mais aussi la manière la plus efficace d’y arriver ( atelier « gestion d’image sur le net » et bien d’autres ateliers en vue !  )

En fin de compte, nous espérons lancer une renaissance de la créativité artistique en reliant les secteurs entre eux. 

Nous espérons créer un lieu pour les artistes de tous horizons de niveaux et de réussite différents.

Le site n’est pas seulement un lieu pour le marché de la musique ou des arts en général, mais aussi pour le partage d’idées. De signature de contrats ( nos outils de collaboration mits à votre disposition )

Nous espérons qu’en fournissant une plateforme pour les artistes, producteurs, compositeur, écrivains, paroliers et autres, nous créerons un échange pour ceux qui sont une composante majeure pour les arts  mais qui n’ont pas la possibilité avec les moyens actuel de les faire valoir.

Nous tenons à connaître tout nos membres – Le contact humain reste essentiel !

Nous ne cherchons pas à devenir un label majeur, ni un rival, mais une alternative à la production de masse des médias qui font oublier les artistes originaux. Nous seront la maison du talent simplement…

Contact : infos.artsbook@gmail.com

Où suis-je ?

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