décembre 3, 2011 § Poster un commentaire

Ce n’est plus un secret pour personne : le capitalisme est en train d’être dévoré par ses propres effets toxiques. En 2005, parmi d’autres voix peu écoutées alors, une association française, Ars Industrialis, lancée par quatre philosophes et une juriste, avait sonné le tocsin. A l’époque, leur manifeste décrivait les dangers d’un capitalisme “autodestructeur” et la soumission totale aux “impératifs de l’économie de marché et des retours sur investissements les plus rapides possibles des entreprises” et notamment celles actives dans les médias, la culture ou les télécommunications.

Aujourd’hui, l’association comporte plus de 500 membres, économistes, philosophes, informaticiens et toxicologues (car le capitalisme est devenu “addictif” et “pulsionnel”) confondus et ne semble pas s’être trompée de sonnette d’alarme. “Nous faisons partie des gens qui ont soulevé, dès 2006, l’insolvabilité chronique du système financier américain. On nous riait au nez, à l’époque”, explique le philosophe Bernard Stiegler, fondateur d’Ars Industrialis et directeur de l’Institut de recherche et d’innovation du Centre Pompidou.
Malaise du consumérisme

L’homme habite un petit moulin industriel reconverti en maison à Epineuil-le-Fleuriel, au beau milieu de la France paysanne. Entre quelques cris de paons, il vient de nous détailler le malaise qui s’empare de tous les échelons de la société.

Au 20ème siècle, un nouveau modèle s’est substitué au capitalisme industriel et productiviste du 19ème : le consumérisme, qu’on assimile au Fordisme et qui a cimenté l’opposition producteur/consommateur. Le capitalisme productiviste supposait la prolétarisation des ouvriers. Ceux-ci perdaient tout leur savoir-faire qui était transféré aux machines. Avec le consumérisme, ce sont les consommateurs qui perdent leur savoir-vivre, ce qui constitue la deuxième phase de la prolétarisation.

Chez Stiegler, le savoir-vivre, c’est ce qui permet à un homme de pouvoir développer ses propres pratiques sociales, d’avoir un style de vie particulier, une existence qui n’est pas identique à celle de son voisin.

Le problème du capitalisme, c’est qu’il détruit nos existences. Le marketing nous impose nos modes de vie et de pensée. Et cette perte de savoir-faire et de savoir-vivre devient généralisée. Beaucoup d’ingénieurs n’ont plus que des compétences et de moins en moins de connaissances. On peut donc leur faire faire n’importe quoi, c’est très pratique, mais ça peut aussi produire Fukushima. L’exemple ultime de cette prolétarisation totale, c’est Alan Greenspan, l’ancien patron de la Banque fédérale américaine, qui a dit, devant le Congrès américain qu’il ne pouvait pas anticiper la crise financière parce que le système lui avait totalement échappé.

Que la justification de Greenspan soit sincère ou non, il n’en ressort pas moins que le système ultra-libéral qu’il a sans cesse promu a engendré la domination de la spéculation à rendement immédiat sur l’investissement à long terme. Nous assistons, déplore Stiegler, au règne d’une “économie de l’incurie” dont les acteurs sont frappés d’un syndrome de “déresponsabilisation” couplé à une démotivation rampante.

Où se situe la solution ? Pour Stiegler, l’heure est venue de passer du capitalisme consumériste à un nouveau modèle industriel : l’économie de la contribution. En 1987, le philosophe organise une exposition au Centre Pompidou : “Les mémoires du futur” où il montra que “le 21ème serait une bibliothèque où les individus seraient mis en réseaux, avec de nouvelles compétences données par des appareils alors inaccessibles.”

Depuis, Stiegler a chapeauté la réalisation de logiciels et réfléchit le numérique, convaincu qu’il est, en tant que nouvelle forme d’écriture, un vecteur essentiel de la pensée et de la connaissance. Il a observé de près le mouvement du logiciel libre1. C’est de là qu’aurait en partie germé l’idée d’une économie de la contribution. Car dans le “libre”, l’argent n’est plus le moteur principal. Il cède la place à la motivation et la passion, deux valeurs en chute libre dans le modèle consumériste. La question du sens donné aux projets par leurs participants y occupe une place centrale.

Le logiciel libre est en train de gagner la guerre du logiciel, affirme la Commission européenne. Mais pourquoi ça marche ? Parce que c’est un modèle industriel – écrire du code, c’est éminemment industriel – déprolétarisant. Les processus de travail à l’intérieur du libre permettent de reconstituer ce que j’appelle de l’individuation, c’est-à-dire la capacité à se transformer par soi-même, à se remettre en question, à être responsable de ce que l’on fait et à échanger avec les autres. Cela fait longtemps, par exemple, que les hackers2 s’approprient les objets techniques selon des normes qui ne sont pas celles prescrites par le marketing.

De la même manière, une “infrastructure contributive” se développe, depuis deux décennies, sur un Internet qui “repose entièrement sur la participation de ses utilisateurs”. Elle a permis, entre autres, d’accoucher de Wikipédia et de substituer à la dualité consommateur/producteur un ensemble de contributeurs actifs. Ceux-ci créent et échangent leurs savoirs sur le réseau, développant ainsi des “milieux associés” où ils peuvent façonner leurs propres jugements. Pour Stiegler, cette capacité à penser par soi-même propre au modèle contributif, est constitutive d’un meilleur fonctionnement démocratique.
Poison et remède

Pas question, toutefois, de tomber dans un angélisme pontifiant. Dans ses textes, il décrit le numérique comme un “pharmakon”, terme grec qui désigne à la fois un poison et un remède, “dont il faut prendre soin”. Objectif : “lutter contre un usage de ces réseaux au service d’un hyperconsumérisme plus toxique que jamais”, peut-on lire dans le Manifeste d’Ars Industrialis. Stiegler complète, en face-à-face : “Le numérique peut également aboutir à une société policière. Soit on va vers un développement pareil, soit vers l’économie de la contribution.”

D’ores et déjà, des embryons de ce modèle naissent dans d’autres domaines. “Une agriculture contributive existe déjà. L’agriculteur et ses consommateurs deviennent des partenaires, en s’appuyant notamment sur le web.” En France, cela se fait au travers des AMAP, les Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne, où les différents acteurs se mettent d’accord sur la quantité et la diversités des denrées à produire. Stiegler poursuit :

Dans l’univers médical, les patients sont parfois intégrés à la recherche, comme ce qu’a fait le professeur Montagnier avec les malades du SIDA. Nous pensons également qu’il y a des domaines contributifs en énergie, où l’idée serait de produire autant que l’on reçoit, grâce aux réseaux de distribution intelligents, les smart grids. C’est bien sûr totalement contraire aux intérêts des grands groupes.

Ainsi, l’idée d’une économie de la contribution implique que des pans entiers de nos sociétés sont à réinventer. Stiegler énumère certains besoins : “une politique éducative en relation avec le numérique, un nouveau droit du travail, un système politique déprofessionnalisé, un monde de la recherche où professionnels et amateurs sont associés. Nous plaidons beaucoup pour cette figure de l’amateur, qui aime ce qu’il fait et s’y investit complètement.” Reste, finalement, la question de l’argent. La valeur produite par les contributeurs n’est pas toujours monétarisable, mais peut avoir un impact sur l’activité économique. Ainsi, les articles de Wikipédia permettent à Bernard Stiegler d’écrire beaucoup plus vite qu’avant. “La puissance publique doit être en charge d’assurer la solvabilité des contributeurs. Quelqu’un qui a un projet intéressant doit pouvoir recevoir de l’argent. Cela s’inscrit dans le sillage de thèses classiques comme le revenu minimum d’existence, à ceci près que nous pensons que ces budgets doivent être pensés comme des investissements.”

Reproduire de l’investissement, non seulement financier, mais surtout humain. Aux yeux de Stiegler, voilà l’enjeu d’une sortie de crise. Et voilà, aussi, pourquoi il appelle à la réunion des hackers, des universités, des chercheurs, des amateurs et des gens de bonne volonté (“il y en a partout”) face à un “néolibéralisme devenu l’organisation généralisée du désinvestissement”.
Florilège de projets numériques contributifs à portée démocratique

Telecomix

Quand Internet a été coupé en Egypte, qui a permis de rétablir des connexions avec de bons vieux modems 56,6k ? Qui a diffusé en Syrie des informations pour contourner la censure du net et mis en palce des communications avec des citoyens syriens ? Qui a contribué à dénoncer le fait que des entreprises françaises (Amesys) ou américaines (Bluecoat) aient vendu des systèmes de surveillance du réseau en Libye et en Syrie ? Une seule réponse à ces trois questions : Telecomix, une “désorganisation” de hackers, qui est également une idée, celle de la communication libre. Ils sont bénévoles, viennent de partout et fonctionne selon la do-ocratie : “T’as envie de faire un truc ? N’attends pas, fais-le et des gens te rejoindront.”

Mémoire Politique

Marre de vous perdre dans les méandres du site du Parlement européen ? Mémoire Politique, qui est codé et enrichi par des contributeurs bénévoles, devrait vous aider. Le projet, mené par l’organisation la Quadrature du Net, qui “défend les droits et libertés des citoyens sur Internet”, se veut une boîte à outils pour scruter les votes de nos représentants européens (et français, aussi) et rassembler des infos sur leur travail. Et donc de voir quelle est leur position sur les projets dangereux, selon la Quadrature du Net, pour le réseau, tels que le trait controversé ACTA (Accord commercial anti-contrefaçon).

GlobaLeaks

Quoi, encore un nouveau WikiLeaks ? Pas du tout. Initié en Italie, GlobaLeaks n’est pas un service de lancement d’alerte en tant que tel. GlobaLeaks est un projet qui vise à offrir un ensemble de logiciels libres, d’outils et de bonnes pratiques pour mettre en place sa propre plateforme de fuites. L’idée part d’un constat : il existe beaucoup de projets type Wikileaks mais aucun qui ne soit tout à fait libre. En offrant un logiciel qui permet d’installer ce genre de plateforme, avec les garanties d’anonymat et de protection des données nécessaires, GlobaLeaks veut combler ce manque. Les publics cibles vont des médias internationaux aux petites entreprises, des agences publiques aux activismes de la transparence. Toujours à l’inverse de WikLeaks, GlobaLeaks n’a pas de visage médiatique mais uniquement des contributeurs anonymes et n’est en aucun cas impliqué dans le traitement des documents.

HackDemocracy

Les données ouvertes, la transparence, l’activisme numérique ou soutenu par le numérique, le whistleblowing, les médias citoyens. Pêle-mêle, voici le genre de sujets qu’on débat chaque mois aux rencontres HackDemocracy, organisée au BetaGroup Co-Working Space à Bruxelles ainsi qu’à San Francisco. Leur devise : “Des innovations pour plus de démocratie”. Avec l’objectif de rassembler hackers et officiels dans des projets collaboratifs et d’alimenter une réflexion sur les limites et promesses des nouvelles technologies.

Laurent De Villiers publie un témoignage-choc « Tais-toi et pardonne »

novembre 6, 2011 § Poster un commentaire

Le 17 décembre 2010, la cour d’appel de Versailles prononçait un non-lieu dans l’affaire De Villiers. Laurent De Villiers accusait son frère ainé de l’avoir violé à plusieurs reprises lorsqu’il était mineur. En attendant le résultat d’un pourvoi en cassation ayant peu de chances d’aboutir, le fils cadet de Philippe Villiers sort de son silence et livre son témoignage dans un ouvrage autobiographique, Tais-toi et pardonne, à paraître, le 9 novembre aux éditions Flammarion.

« On va jouer »
Dans cet ouvrage poignant, dont l’Express.fr publie les premiers extraits, Laurent De Villiers revient avec courage, sur son enfance brisée et témoigne de la difficulté de se faire entendre, dans un univers familial guidé par le catholicisme et où le sexe apparait comme un sujet tabou. « La maison est calme. Nous sommes samedi après-midi et tout le monde vaque à ses occupations. [Mon frère] pousse la porte du pied et entre, parle de mes GI Joe. Me demande de le suivre, on va jouer… Il a des choses à me raconter… Pour une fois qu’il est gentil, je le suis. Nous entrons dans sa chambre. Il est doux. Si différent. Me dit qu’il va m’expliquer plein de choses indispensables, très importantes. Comme le sexe. […] Il me dit que je suis son petit frère, qu’il m’aime. […] Il me dit que nous sommes pareils, que nous avons le même problème, que nous sommes pervers, obsédés par le péché de chair… Je ne comprends pas grand-chose. Je trouve juste qu’il est gentil, pour une fois. […] Il me dit que nous  » jouons « , mais qu’il ne faut pas en parler. »

« C’est votre problème.« 
Solitude, sentiment de culpabilité, déni familial par peur du scandale, le jeune homme de 27 ans raconte son parcours douloureux et les différentes épreuves qu’il a dû traverser avant de pouvoir trouver la force de s’en remettre à la justice :  « Et toi, papa, qui savais mais qui esquive. Combien de fois ai-je essayé de te parler et combien de fois as-tu détourné le regard ? (…) Tu coupes court en me lâchant, presque sur le ton de la confidence :  » J’ai réfléchi. Cette histoire ne me regarde pas. C’est votre problème.«  »
Alors qu’un procès a aujourd’hui peu de chances de voir le jour, Laurent De Villiers explique avoir choisi de quitter la France pour se reconstruire et laisser derrière lui ce passé familial traumatisant : « Dans quelques mois, je vais devenir citoyen américain. Je choisis le pays des rêves, de la renaissance et renonce à tout jamais à mon nom. La demande à l’immigration américaine pour le changer est en cours. Une seconde chance et un pays où je ne connais que l’amour. Aujourd’hui, je ne suis plus le fils de personne. »

OS

 

SALE – Une femme de ménage détruit une partie d’une œuvre d’art d’une valeur de 800 000 euros

novembre 4, 2011 § Poster un commentaire

C’est une blague éculée, celle du préposé au ménage distrait, qui jette ou passe à la Javel un ready-made de Duchamp, une sculpture minimaliste, un cendrier de Damien Hirst, pour n’avoir pas su y reconnaître une œuvre.

Cette mésaventure est arrivée à une employée du musée Ostwall, à Dortmund, en Allemagne, qui a énergiquement « nettoyé » une partie d’une œuvre de Martin Kippenberger, un artiste allemand exigeant, peu connu du grand public jusqu’à sa mort, en 1997, mais célébré par la critique.

La sculpture, Quand cela commence à couler du plafond (en allemand : Wenn’s anfängt durch die Decke zu tropfen) est un assemblage de planchettes de bois, qui surplombe une bassine en caoutchouc. Dans la bassine, l’artiste avait projeté une couche de peinture censée représenter de l’eau de pluie séchée.

« Il pensait que c’était de l’art, écrit le quotidien anglais The Guardian, qui rapporte l’histoire, la femme de ménage y a vu un défi et a entrepris de rendre au baquet sa propreté originelle. »

Un porte-parole du musée a déclaré à la presse allemande que la femme de ménage avait « retiré la patine des quatre faces du baquet ». « Il est maintenant impossible de lui rendre son aspect original », a précisé le musée, ajoutant que l’œuvre lui avait été prêtée par un collectionneur privé et que ses assureurs l’évaluaient à 800 000 euros.

La femme de ménage était employée par une compagnie de sous-traitance. Le musée a dit ignorer si elle avait eu connaissance d’une règle imposant au personnel de se tenir toujours à plus de 20 cm de distance des œuvres.

Photo : AP Photo/dapd/Mike Siepmann

Art contemporain : comment se construisent les prix

novembre 4, 2011 § Poster un commentaire

La cote des artistes actuels est soumise à de nombreux facteurs qui n’ont pas toujours à voir avec les oeuvres elles-mêmes. Explications

On dit souvent que le coeur et les affaires ne marchent pas ensemble, mais s’il est un domaine où il faut écouter ses passions c’est bien celui de l’art. C’est la combinaison de cet engouement personnel pour telle ou telle oeuvre et de critères plus terre à terre qui peuvent permettre non seulement de limiter les risques financiers mais encore de ne pas regretter son achat.

La cote des artistes actuels est soumise à de nombreux facteurs qui n’ont pas toujours à voir avec les oeuvres elles-même. L’acquisition d’oeuvres contemporaines est d’autant moins aisée qu’elle n’obéit pas à des critères tangibles. Depuis que la notion d’art conceptuel a fait son apparition et que Marcel Duchamp au début du XX e siècle a créé des « ready made », des objets du commun transformés par celui qui regarde et par la seule volonté de l’artiste, en oeuvre d’art, tout peut ressembler à de l’art pertinent. Il n’est plus question de beau ou pas. De bien peint ou de mal peint.

Coté ou pas coté ?

Notre époque se caractérise par une offre extrêmement large et très diverse.

Peinture figurative ou abstraite, installations ou sculptures, photographies ou dessins et même vidéos sont des modes d’expressions courants et qui peuvent être cotés ou pas. Pour acheter une oeuvre qui conservera sa valeur, voire qui l’augmentera, il convient donc de suivre certaines règles. Les cotations des artistes actuels suivent deux tendances. Certains ne sont pas cotés aux enchères et dans ce cas les tarifs sont uniquement ceux pratiqués par les galeries. Cela n’implique cependant en rien que l’artiste ne soit pas pertinent ou qu’il manque de reconnaissance internationale. Ainsi, dans la jeune génération, l’un des artistes français les plus reconnus à l’international, Pierre Huyghe (né en 1962) – qui a reçu en 2002 le Hugo Boss Prize du Guggenheim -, est collectionné par un public international. Il est défendu à New York et Paris par la très sérieuse galerie Marian Goodman. Pourtant, aux enchères, seulement quinze de ses oeuvres ont été proposées, avec un prix maximal de 32.000 euros pour une photographie obtenu en 2006. Le travail de Huyghe n’est pas spéculatif, plutôt rare et pas vraiment commercial. Sur le long terme, il prendra sans aucun doute une valeur importante, mais les banques de données de l’art que sont Artnet et Artprice donnent une impression erronée de ses cotations.

Le rôle des enchères

En revanche, d’autres artistes ont vu leur réputation amplement soutenue par les enchères. C’est certainement le cas du très médiatique mais néanmoins contesté Damien Hirst (né en 1965) par exemple, dont pas moins de 2.364 oeuvres sont passées sous le marteau depuis 1992. Damien Hirst joue avec le scandale, les effets d’annonce et la médiatisation. Il produit beaucoup et beaucoup de choses répétitives. Il est soutenu par deux galeries très puissantes, Gagosian, multinationale de l’art, et White Cube, de Londres et Hong Kong. Lui-même possède des boutiques « Other criteria », dans lesquelles il vend des produits dérivés multiples et autres tee-shirts. Le record pour l’artiste, aux enchères, est de 12,7 millions d’euros pour une immense étagère remplie de pilules factices. Aujourd’hui, le public de ses « consommateurs » est donc très large et lui, comme ses marchands, n’ont aucun intérêt à ce que sa cote officielle, celle des enchères, se dévalue. Mais qu’en sera-t-il à moyen terme ? Certaines de ses oeuvres – assez communes -, passées la semaine dernière sous le marteau de Sotheby’s et Christie’s à Londres, se sont vendues dans une gamme moyenne de prix de 100.000 euros. Les prix d’adjudication ne donnent donc que des débuts d’indice sur la cote des artistes.

L’apport des collectionneurs influents

Malgré la crise économique certains jeunes artistes bénéficient d’un spectaculaire engouement du fait de l’achat de collectionneurs influents. C’est le cas de Jacob Kassay (né en 1984), représenté en France par la galerie Artconcept, dont une toile argentée peinte il y a seulement deux ans a été adjugée pour 137.100 dollars la semaine dernière chez Christie’s. Mais les montées les plus rapides sont aussi les plus dangereuses.

Editer par : JUDITH BENHAMOU-HUET

Le G20 est-il le nouveau gouvernement du monde ?

novembre 3, 2011 § Poster un commentaire

Excellent Podcast avec Jean-Michel Quatrepoint et Georges Corm

Regard sur les turpitudes de l’économie mondiale et les attentes du prochain sommet du G20 qui se tiendra début novembre à Cannes dans le sud de la France.

Rediffusion du 16 octobre 2011.

Invités :

Georges Corm, économiste et historien, professeur à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, auteur de nombreux ouvrages, dont le dernier a pour titre « Le Nouveau Gouvernement du Monde. Idélogies, structures et contrepouvoirs » Ed. La Découverte 2010.

Jean-Michel Quatrepoint, journaliste. Auteur de « Mourir pour le Yuan ? Comment éviter une guerre mondiale » François Bourin éditeur.

Excellent Podcast avec Jean-Michel Quatrepoint et Georges Corm sur France Culture

A écouter sur http://www.rfi.fr/emission/20111030-1-le-g20-est-il-le-nouveau-gouvernement-monde-rediffusion

 


Qui est ARTSBOOK ?

novembre 1, 2011 § 2 Commentaires

Nous sommes un regroupement d’experts en communication Web, d’artistes et créateurs bénévoles qui souhaitons créer un réseau dynamique de mise en relation de nos artistes / producteurs  / organisateurs / lieux du domaine de l’art et de l’expression en Belgique et dans le Nord de la France.

Aucune finalité commerciale en vue – nous créons l’évenement – nous redistribuons les bénéfices engandrés avec tout les acteurs participants à l’élaboration des différents projets.

Nous restons ouvert  à toutes demande de collaboration – que vous soyez du secteur de la communication ou organisateurs.

Notre rôle sera de vous diriger – conseiller en matière de gestion d’ image, de votre image sur le Web.

Nous auront un rôle d’organisateurs : Expos – Soirées – Spectacles ( 2012 est déjà bien rempli ) –

Vous aurez le temps de créer ….

Nous voulons donner à l’artiste la possibilité et le pouvoir de fixer le prix de son travail sur le marché de l’art et du spectacle.

Nous voulons fournir un moyen pour les artistes d’échanger leurs talents – mais aussi la manière la plus efficace d’y arriver ( atelier « gestion d’image sur le net » et bien d’autres ateliers en vue !  )

En fin de compte, nous espérons lancer une renaissance de la créativité artistique en reliant les secteurs entre eux. 

Nous espérons créer un lieu pour les artistes de tous horizons de niveaux et de réussite différents.

Le site n’est pas seulement un lieu pour le marché de la musique ou des arts en général, mais aussi pour le partage d’idées. De signature de contrats ( nos outils de collaboration mits à votre disposition )

Nous espérons qu’en fournissant une plateforme pour les artistes, producteurs, compositeur, écrivains, paroliers et autres, nous créerons un échange pour ceux qui sont une composante majeure pour les arts  mais qui n’ont pas la possibilité avec les moyens actuel de les faire valoir.

Nous tenons à connaître tout nos membres – Le contact humain reste essentiel !

Nous ne cherchons pas à devenir un label majeur, ni un rival, mais une alternative à la production de masse des médias qui font oublier les artistes originaux. Nous seront la maison du talent simplement…

Contact : infos.artsbook@gmail.com

Où suis-je ?

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